Les bonnes pratiques de la captation vidéo via smartphone

06/05/2019
Retour sur événement

Pourquoi et comment le smartphone remplace la caméra ?

Aujourd’hui tout le monde a un smartphone et sait l’utiliser. Il est moins onéreux qu’une caméra, et demande également moins de compétences techniques. On le voit notamment sur les réseaux sociaux où dès qu’un événement majeur se déroule chacun s’empresse de prendre son téléphone et de filmer la scène : de nos jours, toute personne possédant un smartphone est donc un vecteur d’information.

Face à cette montée en puissance de ce qu’on pourrait appeler « le journalisme lambda », les professionnels se mettent de plus en plus à filmer eux aussi avec leurs téléphones lors d’événements majeurs. Exemple récent : Brut qui filmait les manifestations des gilets jaunes au cœur du cortège via leurs smartphones durant les manifestations. Pourquoi ? La réponse est simple, le téléphone permet une instantanéité et une mobilité qui ne seraient en aucun cas possible avec une équipe de journalistes armés de caméras peu maniables.

Par ailleurs, il existe de plus en plus d’accessoires permettant au smartphone de pallier les faiblesses qu’il peut avoir à faire face. Exemple : trépied / poignée pour stabilité, micro et bonnette pour la prise de son.

 

Le smartphone ne remplace pas totalement une caméra mais des solutions existent

Malgré tous les accessoires existants, le smartphone, niveau technique et aisance lors de l’enregistrement, sera toujours moins efficace qu’une caméra.
Par exemple, vous aurez beau mettre tout votre cœur pour que votre image soit la plus stable possible avec votre smartphone, elle le sera toujours moins qu’avec une caméra.
Cependant, il existe des techniques simples à appliquer pour que cette différence, sans disparaître, soit atténuée :

Contrôler votre souffle. Essayez d’être le plus calme possible et de contrôler votre respiration lorsque vous filmez.
Essayez de faire des plans les plus courts possibles, entre 10 et 15 secondes maximum, après ce laps de temps vous commencerez certainement à trembler.
Si vous avez un plan long à faire, par exemple une interview, vous pouvez utiliser le mobilier autour de vous pour vous permettre de caler votre smartphone et ainsi avoir un plan stable.

 

Les différents plans

PLANS DE FILMS :

Lorsque l’on réalise une vidéo, il existe trois plans qui sont incontournables et qui vous permettront d’avoir une vidéo de qualité même si vous n’utilisez que ces trois plans.

  • Le plan serré : ce plan équivaut à un zoom sur l’objet ou la personne en question. Il sert à rentrer dans l’intimité de ce que l’on filme. Il est très utile pour couper un plan long ou une interview afin d’offrir une respiration et de ne pas lasser le spectateur.

  • Le plan moyen : il s’agit de prendre la personne de l’angle que l’on veut, mais pas de plein pied. Lorsque la personne est debout, ce plan s’arrête au niveau de la taille. Il est utile lorsque l’on veut amorcer un plan serré sur le rendu final.

  • Le plan large : c’est un plan où l’on voit le sujet filmé évoluer dans son environnement. On va donc capter le sujet en question, mais également ce qui se trouve autour de lui.

Ces trois plans sont le B à Ba de la captation vidéo et permettent de réaliser une vidéo propre sur n’importe quel sujet. Lorsque vous filmez, pensez bien à réaliser ces trois plans. Petite astuce : n’hésitez pas à faire beaucoup de plans de 10 secondes environ pour chaque type de plan, cette technique vous facilitera la tâche pour le montage. Mieux vaut trop que pas assez comme on dit.
Une fois au montage, la combinaison de ces plans (plan serré > plan moyen > plan large ou plan large > plan moyen > plan serré) est très utile et permet de rentrer ou de sortir d’une situation que l’on souhaite mettre en avant.

Il existe d’autres plans (tels que le panorama ou la contre plongée) qui sont très utiles pour dynamiser votre vidéo mais qui sont plus difficiles à réaliser au smartphone, ne vous lancez là dedans que si vous êtes sûrs de vous.

PLANS D'INTERVIEWS :

Il existe deux plans pour réaliser des interviews. Ce sont les plus classiques, ils sont particulièrement utilisés sur les réseaux sociaux, dans les reportages télé ou pour des vidéos promotionnelles.

  • L’interview classique : c’est le plan le plus répandu, que l’on retrouve dans de nombreuses vidéos mais aussi dans tous les reportages télés. L’interviewé doit regarder la personne qui lui pose les questions et non la caméra. Le caméraman se met de côté par rapport à l’animateur et s’assure que le regard de l’interviewé va dans le sens où il y a le plus de vide à l’écran, c’est-à-dire le plus gros espace.

  • L’interview face caméra : le nom parle de lui-même, pour une interview de ce type, la personne regarde face à la caméra mais légèrement au-dessus. C’est une interview sans coupure. Pour que cette interview ne soit pas ennuyeuse à regarder, il faut la dynamiser au maximum, par exemple incruster des questions à l’image ou des cut (type Konbini).

 

Le montage

Pour le montage, plus besoin d’exporter les rushs sur un ordinateur, vous pouvez réaliser le montage directement sur votre smartphone. Comment ? Grâce à une application mobile gratuite : Kinemaster, qui contient tous les outils nécessaires qu’un bon logiciel de montage se doit d’avoir.

Lorsque vous démarrez KineMaster il s’agira de choisir format de votre vidéo. À part s’il y a un besoin impératif de faire autrement, utilisez toujours le format 16:9, c’est le plus adapté à tous les types de vidéos.

Vous n’aurez ensuite plus qu’à importer vos rushs et vous pourrez commencer. Avant de débuter, gardez à l’esprit que lorsque vous montez une vidéo, il faut que vous racontiez une histoire. Les plans doivent être cohérents entre eux.

Voyons ensemble les principaux outils de base nécessaires à un montage de qualité :

  • Les cuts : ou les coupes pour les non bilingues. C’est l’outil essentiel du logiciel de montage. Il va vous permettre de couper vos plans afin de garder seulement les passages de votre vidéo qui vous intéresse. Les plans ainsi coupés pourront alors être supprimés ou déplacés sur votre timeline à l’endroit de votre choix. Le cut est souvent représenté par des ciseaux.

  • Les couches : sur Kinemaster, les couches représentent tout ce que vous allez pouvoir rajouter à vos rushs. Il peut s’agir de texte, d’images fixes, de dessins tracés au pinceau, etc. C’est plutôt utile pour dynamiser ou relancer une vidéo.

  • Les transitions : les transitions, c’est ce qui vous permettra le passage d’un plan à un autre (qui n’ont rien à voir l’un avec l’autre) de façon fluide et agréable à l’œil. Il en existe de toutes sortes et elles sont très utiles pour homogénéiser une vidéo.

 

Auteurs : Yannick Lonca - fondateur de Howhy, et Maëlle Lagarde - chargée de communication au Catalyseur.